Royal dénonce le "régime du mépris" de Sarkozy
La méthode du président de la République pour tenter de faire adopter la réforme des institutions témoigne d’un "régime du mépris généralisé, qui produit une déchirure institutionnelle, sociale et humaine", estime la présidente PS de Poitou-Charentes. "Tout le monde est malmené", ajoute-t-elle, citant le Premier ministre, le Parlement, la justice et les syndicats.
Ce que j’ai toujours dit sur la question du libéralisme et ce que je redis
"Nous, socialistes, nous sommes des libéraux au sens politique originel car nous sommes ardemment attachés aux libertés individuelles et démocratiques. (...) Donc, pas question de jeter l’opprobre sur le mot lui-même (…).
Les enseignants étaient assez nombreux, hier, dans les rues de Paris pour manifester. Etes-vous favorable, Ségolène Royal, à un service d’accueil des élèves, les jours de grève dans l’Education nationale ?
Je pense que tous les élèves doivent être accueillis à l’école.
Laurent DELAHOUSSE
Bonsoir Ségolène ROYAL, merci d’être avec nous. Cette fois-ci c’est fait, vous êtes donc candidate au poste de premier secrétaire du Parti socialiste.
Ségolène ROYAL Oui, mais vous savez cette phrase a été prononcée au terme d’une longue intervention de trois quarts d’heure…
A Dijon, se sont tenues les 1ères rencontres du rassemblement allant des communistes au MoDem.
Le maire PS de Dijon François Rebsamen était l’hôte, ce samedi 14 novembre 2009, des "1ères rencontres du rassemblement" de "socialistes, écologistes et démocrates", allant des communistes au MoDem, baptisées "L’espoir à gauche".
Pour l’autre organisateur de cette réunion, l’eurodéputé PS Vincent Peillon, il s’agissait de créer "la matrice de la gauche de demain". Etaient présents : Robert Hue, ancien numéro un du Parti communiste français, devenu "communiste autrement", Marielle de Sarnez, Jean-Luc Benhamias, tous deux vice-présidents du MoDem. Le Vert Daniel Cohn-Bendit, en convalescence d’une opération à la hanche, était remplacé par son frère Gaby Cohn-Bendit.
Une invité surprise s’était fait connaître la veille. Ségolène Royal est arrivée à la mi-journée à Dijon. Accueillie sur le perron du Palais des Congrès de Dijon par François Rebsamen, Jean-Louis Bianco et Gaétan Gorce et sous de nombreux applaudissements, elle s’est dit "très joyeuse" d’assister à ces rencontres car "nous sommes tous dans la même famille politique".
Or, depuis hier, Vincent Peillon avait marqué publiquement sa désapprobation à cette venue. "J’ai dit qu’il n’était pas souhaitable à ce stade que des présidentiables viennent dans cette réunion de Dijon", avait répété l’ancien lieutenant de Ségolène avant de finalement la rejoindre, avec un peu de retard, dans un salon du Palais de Congrès où elle avait réuni ses proches.
Un peu plus tard dans l’après-midi, à l’occasion d’un point presse, Ségolène Royal a reproché à Vincent Peilllon "son dérapage verbal", faisant allusion à une interview où ce dernier avait déclaré que la présence surprise de la présidente de Poitou-Charentes "n’était pas désirée" et que c’était un "coup médiatique".